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Cinq dossiers d’ultradroite suivis par le Parquet national antiterroriste



Depuis 2017, les services spécialisés ont eu affaire à plusieurs reprises à des projets terroristes aux motivations islamophobes, antisémites ou identitaires, le plus souvent issus de groupes actifs en ligne.
Les projets d’attentats venus des franges extrêmes de la droite sont plus rares que ceux de la mouvance djihadiste, mais ils existent bel et bien et vont croissant depuis 2017. Le Parquet national antiterroriste (PNAT), créé en 2019, est actuellement saisi de cinq dossiers de ce type. Le plus avancé est celui de Logan Alexandre Nisin, jeune nationaliste fondateur d’un groupe baptisé Organisation armée secrète (en référence à l’OAS, bras armé de l’opposition à l’indépendance de l’Algérie au début des années 1960), arrêté en juin 2017 à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Le jeune homme d’alors 21 ans projetait des assassinats de responsables politiques ou des attaques de mosquées et administrait une page Facebook à la gloire d’Anders Breivik, terroriste norvégien ayant assassiné 77 personnes en 2011 à Oslo et sur l’île d’Utoya. M. Nisin est toujours incarcéré à Marseille dans l’attente d’un procès qui devrait se tenir d’ici quelques mois. Neuf autres personnes sont mises en examen dans ce dossier.
Internet et les réseaux sociaux sont bien souvent le moyen par lequel ces militants se radicalisent, jusqu’à projeter des actions violentes. A l’instar de l’organisation Action des forces opérationnelles (AFO), démantelée en juin 2018. Derrière des pseudonymes inspirés de personnages de l’histoire et de la littérature française, comme « Ferragus », « Fermat » ou « Ninon de Lenclos », et regroupés sur un site Web, une poignée de personnes originaires de toute la France, âgées de 32 à 69 ans, voulaient « lutter contre le péril islamique » au moyen d’actions terroristes.

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